La Force du Progrès sur les traces du CNDD-FDD ?
Pour ceux qui l’ignorent encore, la Force du Progrès est considérée comme la branche militante de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS). L’UDPS a été fondée le 15 février 1982 par Étienne Tshisekedi wa Mulumba et plusieurs autres opposants au régime du président Mobutu Sese Seko.
La Force du Progrès a vu le jour en 2006, alors que l’UDPS, dirigée à l’époque par Étienne Tshisekedi, avait choisi de boycotter les élections organisées cette année-là par Joseph Kabila Kabange alors président de la République Démocratique du Congo.
Au fil des années, cette structure, initialement présentée comme une organisation de jeunesse et de mobilisation politique, a évolué vers une organisation à caractère paramilitaire.
Plusieurs observateurs lui reprochent notamment de se substituer, dans certaines circonstances, aux forces de l’ordre en érigeant des barrages routiers illégaux et en procédant à des arrestations arbitraires.
Ces pratiques présumées alimentent les critiques sur l’impunité dont bénéficieraient certains de ses membres. Des voix de l’opposition, des organisations de la société civile et des journalistes dénoncent régulièrement des actes d’intimidation visant les adversaires politiques du pouvoir.
Selon ces critiques, la multiplication de telles dérives pourrait fragiliser davantage la confiance des citoyens dans les institutions de l’État, particulièrement à Kinshasa, où une partie de la population exprime déjà des préoccupations quant à la légitimité et à l’efficacité des pouvoirs publics.
Pour les observateurs les plus inquiets, l’absence de réponses institutionnelles appropriées face à ces accusations pourrait, à terme, accentuer les tensions politiques et sociales au sein du pays.

















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